Exemples de CV8 min de lectureMis à jour le 22 septembre 2026

CV de développeur full-stack : le guide et un exemple analysé

Le mot « full-stack » attire autant qu’il inquiète. Pour une startup, il promet quelqu’un capable de livrer seul une fonctionnalité entière ; pour un lead technique, il peut cacher un profil qui a touché à tout sans rien approfondir. Ton CV doit lever ce doute : montrer, expérience par expérience, une fonctionnalité menée du schéma de base de données jusqu’à l’écran, avec la mise en production au bout.

Cette page détaille ce que regardent les équipes qui recrutent un full-stack confirmé, la structure de CV qui rend ton périmètre lisible, puis analyse section par section le modèle ci-dessus : un développeur passé par l’alternance et l’ESN avant de rejoindre une startup, que tu peux reprendre dans le générateur et adapter à ta propre stack.

CV développeur full-stack complet sur une page
Le CV présenté est celui d’un développeur full-stack de 6 ans d’expérience, formé à l’IUT de Nantes puis en Master MIAGE en alternance, passé par une ESN avant de rejoindre une startup de location de matériel agricole. Il vise un poste où l’on porte une fonctionnalité entière, de la base PostgreSQL à l’interface Vue 3, avec la mise en production sur Google Cloud.

Ce CV est modifiable. Ouvre-le dans l’éditeur, remplace chaque ligne par ton parcours et exporte-le en PDF.

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Ce que les recruteurs attendent d’un CV développeur full-stack

  • Une vraie profondeur des deux côtés : un framework front utilisé en production (Vue, React, Angular), un framework back (NestJS, Spring Boot, Django, Symfony) et une base relationnelle que tu sais modéliser et optimiser.
  • Des fonctionnalités livrées de bout en bout : le recruteur cherche des puces où tu as conçu l’API, le schéma et l’interface d’un même module, pas trois listes séparées.
  • Une culture de la mise en production : déploiement continu, environnements de prévisualisation, supervision et capacité à corriger toi-même un incident sur ton périmètre.
  • Le travail avec le produit : découpage des besoins, estimation, échanges avec le designer. Dans une petite équipe, c’est souvent ce qui fait la différence entre deux full-stack de même niveau technique.

Le CV décortiqué, section par section

Chaque capture ci-dessous est extraite du CV développeur full-stack présenté plus haut. Sous chacune : ce qui la rend efficace pour ce métier, et ce que tu dois y mettre de toi.

1. En-tête et accroche

Une stack complète et un périmètre de bout en bout

CV développeur full-stack : en-tête et accroche

L’accroche règle d’emblée la question que pose tout CV full-stack : le candidat est-il solide des deux côtés, ou a-t-il seulement touché à tout ? Elle nomme une stack cohérente, écrite dans l’ordre où une fonctionnalité la traverse, et ajoute deux marqueurs de maturité qui ne relèvent pas du code : le déploiement et le travail avec le produit. Un lead technique sait en une phrase quel entretien préparer.

Ce qui fonctionne

  • « de la base de données à l’interface » formule le périmètre au lieu d’empiler des technologies, ce qui répond directement au doute du recruteur.
  • « TypeScript, NestJS, Vue 3, PostgreSQL » donne une stack unique et cohérente, que l’on retrouve ensuite dans le contexte de la startup.
  • « au travail en binôme avec le produit » annonce une qualité recherchée dans les petites équipes, prouvée plus bas par les ateliers hebdomadaires.

À adapter à ton parcours : Écris ta stack dans l’ordre réel de tes projets, du stockage à l’écran, et remplace le dernier élément par ce qui te distingue vraiment : domaine métier, déploiement, performance ou accessibilité.

2. Formation

Un DUT et un master en alternance, sans détour

CV développeur full-stack : formation

Le parcours DUT puis master en alternance est présenté sans complexe face aux écoles d’ingénieurs : deux lignes, un détail utile chacune. Placée après les expériences, la formation confirme la cohérence du profil sans prendre de place. L’alternance est mentionnée dans l’intitulé du master, ce qui explique aussi pourquoi la première expérience commence en 2017.

Ce qui fonctionne

  • « Master MIAGE, parcours Ingénierie logicielle (en alternance) » indique à la fois le niveau, la spécialité et deux ans de pratique en entreprise.
  • « projet tuteuré : application web de réservation de salles en PHP et MySQL » relie le DUT à un livrable concret, proche du métier exercé ensuite.
  • « architecture des applications web » rattache le master au poste visé sans recopier la liste des cours.

À adapter à ton parcours : Garde un seul détail par diplôme, celui qui parle au poste visé ; après cinq ans d’expérience, tu peux supprimer le premier diplôme si la page est pleine.

3. Expériences

Des modules complets, mesurés et mis en production

CV développeur full-stack : expériences

La rubrique fait ce que la plupart des CV full-stack ne font pas : chaque puce de la startup décrit un module qui traverse toute la pile, avec son effet mesuré. La ligne de contexte donne la taille de l’équipe, le produit, la stack et le cloud, ce qui permet au lecteur de situer le niveau d’autonomie. Les années d’ESN, plus courtes, montrent des clients exigeants et des technologies variées sans diluer le positionnement principal.

Ce qui fonctionne

  • « API NestJS, front Vue 3, schéma PostgreSQL » dans une même puce prouve que le candidat a conçu le module de réservation de bout en bout.
  • « temps de réponse moyen ramené de 1,6 s à 220 ms sur 40 000 annonces » associe une technique précise (PostGIS, index GiST) à un résultat vérifiable.
  • « de 2 mises en production par semaine à 3 par jour » montre une culture de la livraison que l’on attend d’un full-stack confirmé.

À adapter à ton parcours : Pour ton poste actuel, choisis deux modules que tu as portés seul ou presque et décris-les de la table à l’écran ; garde les missions plus anciennes en deux ou trois puces chacune.

4. Compétences et centres d’intérêt

Savoir-faire, technologies et transmission

CV développeur full-stack : compétences et centres d’intérêt

Le bloc final sépare ce que le candidat sait faire de ce avec quoi il travaille, ce qui évite la liste de logos. Les technologies sont rangées de la plus utilisée à la moins utilisée : TypeScript et NestJS d’abord, PHP et Symfony en fin de ligne, ce qui reflète l’ordre chronologique du parcours. La co-organisation d’un meetup ajoute une preuve de transmission, utile pour une équipe qui grandit.

Ce qui fonctionne

  • « conception d’API REST, modélisation PostgreSQL, PostGIS, intégration de paiements » reprend les savoir-faire démontrés dans les expériences.
  • « Google Cloud (Cloud Run, Cloud SQL) » précise les services réellement utilisés plutôt que le nom du fournisseur seul.
  • « deux présentations données » au meetup JavaScript de Nantes transforme une activité associative en preuve de compétence technique.

À adapter à ton parcours : Retire toute technologie que tu n’as pas utilisée depuis trois ans, sauf si l’offre la cite, et ne garde une activité extérieure que si elle montre une compétence ou une capacité à transmettre.

La structure en résumé

  1. En-tête : Intitulé « Développeur full-stack », années d’expérience, puis la stack réelle en une parenthèse (langage, front, back, base) et ce qui te distingue : déploiement, produit, domaine métier.
  2. Expériences : Placées avant la formation dès trois ans d’expérience. Pour chaque poste, une ligne de contexte (taille de l’équipe, produit, stack, cloud), puis des puces qui décrivent un module complet et son résultat.
  3. Formation : Deux lignes suffisent : diplôme, établissement, et un détail utile comme l’alternance ou un projet tuteuré. Un DUT ou un BUT suivi d’un master se présente sans complexe.
  4. Compétences : Une ligne de savoir-faire (conception d’API, modélisation, tests, déploiement) et une ligne de technologies, rangées de la plus utilisée à la moins utilisée, sans niveau en étoiles.
  5. Autres activités : Meetup, conférence, contribution open source ou projet personnel : une ligne, seulement si elle prouve une compétence que l’offre demande ou ta capacité à transmettre.

Compétences et mots-clés ATS

  • TypeScript de bout en bout : Node.js et un framework back structuré (NestJS, Express), Vue 3 ou React côté interface
  • Modélisation et performance PostgreSQL : index, requêtes lentes, extensions comme PostGIS selon le produit
  • Conception d’API REST documentées, webhooks idempotents et intégration de services tiers (paiement, cartographie, e-mail)
  • Tests à tous les étages : unitaires, d’intégration et de bout en bout (Cypress, Playwright)
  • Déploiement continu sur un cloud public (Google Cloud, AWS ou Azure) avec Docker et GitHub Actions ou GitLab CI

Les logiciels de tri (ATS) recherchent les termes exacts de l’offre. Pour un poste en développeur full-stack, intègre naturellement :

développeur full-stackTypeScriptNode.jsNestJSVue.jsPostgreSQLAPI RESTDockerCI/CDGoogle Cloud

Les erreurs à éviter

  • Juxtaposer une liste front et une liste back sans jamais montrer un module complet : le recruteur conclut que tu as fait un peu de chaque, chez des employeurs différents.
  • Annoncer cinq frameworks front et quatre back : à partir de trois ans d’expérience, une stack principale assumée rassure plus qu’un catalogue.
  • Oublier la mise en production : un full-stack qui ne parle jamais de déploiement, de supervision ou d’incident semble s’arrêter à la pull request.
  • Gommer les années d’ESN : des missions chez deux clients exigeants, décrites avec leur périmètre, sont un atout, pas une tache à cacher.

Le conseil TechCV : Choisis pour chaque poste la fonctionnalité dont tu es le plus fier et décris-la en une puce qui traverse toute la pile : la table, l’API, l’écran, le déploiement et l’effet pour l’utilisateur. En entretien, c’est presque toujours celle-là qu’on te demandera de dessiner au tableau ; autant qu’elle soit déjà sur la page.

Questions fréquentes

Faut-il écrire « full-stack » si l’on est plus à l’aise côté back ?

Oui, si tu as réellement livré des interfaces en production, mais dis-le dans l’accroche : « full-stack à dominante back-end » est plus honnête et plus utile au recruteur. Il saura quelles questions te poser et tu éviteras un test front qui ne te ressemble pas.

Comment présenter une alternance en ESN sur un CV de confirmé ?

Comme une expérience à part entière, avec ses dates et deux puces sur ce que tu as livré. Elle explique le début de ta carrière et montre que tu as appris en équipe. Après six ans, elle peut se réduire à deux lignes en bas de la rubrique.

Les compétences DevOps ont-elles leur place sur un CV full-stack ?

Celles que tu pratiques sur ton périmètre, oui : Docker, une chaîne d’intégration continue, le déploiement sur un service managé. N’annonce pas Kubernetes ou Terraform si une équipe plateforme s’en charge à ta place ; le recruteur le vérifiera.

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