CV de développeur junior : le guide et un exemple analysé
Pour un premier poste de développeur, les équipes ne cherchent pas un expert : elles cherchent quelqu’un qui apprend vite, écrit du code lisible et sait travailler en équipe. Sans longue expérience, ton CV doit donc prouver ces trois points avec des stages, des projets et des livraisons concrètes.
Cette page détaille ce que regardent les tech leads et les recruteurs, la structure de CV qui fonctionne pour un jeune diplômé d’école, d’université ou de bootcamp, puis analyse section par section le modèle présenté ci-dessus, que tu peux reprendre et personnaliser dans le générateur.

Ce CV est modifiable. Ouvre-le dans l’éditeur, remplace chaque ligne par ton parcours et exporte-le en PDF.
Ouvrir ce CV dans l’éditeurCe que les recruteurs attendent d’un CV développeur junior
- Des bases techniques solides sur une stack précise : un ou deux langages maîtrisés et un framework utilisé en conditions réelles valent mieux qu’une longue liste de technologies survolées.
- La preuve que tu as déjà travaillé en équipe : revues de code, pull requests, sprints, tickets, tests. Un stage ou un projet de groupe le montre mieux qu’une phrase sur ton esprit d’équipe.
- Des réalisations vérifiables : une fonctionnalité livrée en production, un lien GitHub propre, un projet déployé, avec des ordres de grandeur sur ce que tu as produit.
- La capacité à apprendre : certification, projet personnel, contribution open source ou hackathon montrent que tu continues à progresser au-delà du cursus.
Le CV décortiqué, section par section
Chaque capture ci-dessous est extraite du CV développeur junior présenté plus haut. Sous chacune : ce qui la rend efficace pour ce métier, et ce que tu dois y mettre de toi.
1. En-tête et accroche
Profil, stack et diplôme en une phrase

L’accroche répond aux trois questions d’un tech lead qui parcourt la pile de candidatures : quel niveau, sur quelle stack, avec quelle preuve. Elle tient en une phrase et ne contient aucun adjectif creux.
Ce qui fonctionne
- « Développeur junior full-stack (TypeScript, React, Node.js) » annonce le niveau et la stack principale, ce qui permet un tri immédiat par rapport à l’offre.
- « diplômé ingénieur en 2026 après deux stages en équipe produit » situe la promotion et prouve une première exposition à un vrai produit.
- « à l’aise avec les tests automatisés et la livraison en CI/CD » reprend deux critères qui figurent dans presque toutes les offres de développeur.
À adapter à ton parcours : Remplace la stack par celle de l’offre visée, indique ton année de diplôme réelle et ne garde que les pratiques que tu as réellement appliquées en stage ou en projet.
2. Formation
Diplôme d’ingénieur et certification cloud

Pour un jeune diplômé, la formation reste lue en détail. Les deux entrées montrent un socle théorique complet, puis une démarche personnelle pour compléter le cursus sur le cloud.
Ce qui fonctionne
- « Algorithmique, programmation orientée objet, bases de données, architecture web » liste les matières qui correspondent directement au quotidien d’un développeur.
- « projet de fin d’études noté 17/20 » donne un repère d’évaluation concret, que le recruteur peut relier au projet décrit plus bas.
- « Fondamentaux du cloud AWS » signale un début de culture déploiement, utile pour un premier poste en équipe produit.
À adapter à ton parcours : Garde les deux ou trois matières qui correspondent à l’offre, cite ta note ou ton projet seulement s’ils sont flatteurs, et ajoute une certification uniquement si elle colle à la stack demandée.
3. Expériences
Deux stages et un projet décrits par ce qui a été livré

Chaque expérience donne la taille de l’équipe et la stack, puis des puces qui décrivent un livrable chiffré. C’est ce que cherche un recruteur face à un profil sans longue expérience : savoir ce que le candidat a vraiment codé.
Ce qui fonctionne
- « 70 tests unitaires et d’intégration » et « couverture du module passée de 38 % à 81 % » prouvent une pratique des tests, rare et valorisée chez un junior.
- « 22 pull requests relues » montre que le candidat a participé aux revues de code, pas seulement écrit les siennes.
- « temps de réponse de 1,8 s à 0,4 s » donne un résultat mesurable sur la partie base de données, avec un avant et un après.
À adapter à ton parcours : Pour chaque stage ou projet, remplace les chiffres par les tiens, nomme la stack utilisée et ne garde que les puces où tu peux expliquer ton rôle précis en entretien.
4. Compétences et centres d’intérêt
Langages, outils et projets qui prolongent le CV

Le bloc final sépare les langages des outils, ajoute un niveau d’anglais mesuré et se termine par des intérêts qui entretiennent la curiosité technique. Les projets personnels, présentés à part, complètent la preuve d’autonomie.
Ce qui fonctionne
- « Langages : TypeScript, JavaScript, Java, Python, SQL » reste court et cohérent avec les expériences, sans liste de technologies survolées.
- « Anglais (courant, TOEIC 930) » donne un niveau vérifiable, important pour lire la documentation et travailler avec des équipes internationales.
- « Hackathons » prolonge le profil avec une pratique collective et rapide, facile à développer en entretien.
À adapter à ton parcours : Ne cite que les langages et outils que tu peux défendre en entretien technique, donne un niveau d’anglais réel et choisis des centres d’intérêt dont tu pourras parler.
La structure en résumé
- En-tête : Nom, coordonnées, liens GitHub et LinkedIn, puis une accroche de deux lignes avec ton profil (front, back ou full-stack), ta stack principale et ton année de diplôme.
- Formation : Ton école, université ou bootcamp en premier, avec deux ou trois matières ou projets utiles au poste. Ajoute une certification récente si elle correspond à la stack de l’offre.
- Expériences : Stages, alternance, projet de fin d’études et jobs en lien avec le code, du plus récent au plus ancien. Pour chacun, la stack, la taille de l’équipe et trois ou quatre puces avec des chiffres.
- Projets : Une ligne ou deux sur tes projets personnels ou open source, avec la technologie utilisée et ce que tu as réellement fait. Le dépôt doit être public et lisible.
- Compétences : Sépare les langages des frameworks et outils, donne un niveau réel pour l’anglais, et garde uniquement ce que tu pourrais défendre en entretien technique.
Compétences et mots-clés ATS
- Un langage principal maîtrisé (TypeScript, Java ou Python) et SQL pour interroger et modéliser une base de données
- Un framework front ou back utilisé en projet réel : React, Node.js, Spring Boot
- Git et le travail en pull requests : branches, revues de code, résolution de conflits
- Tests automatisés (unitaires et d’intégration) et pipelines d’intégration continue
- Bases de Docker et d’un cloud public (AWS, GCP ou Azure) pour déployer une application
Les logiciels de tri (ATS) recherchent les termes exacts de l’offre. Pour un poste en développeur junior, intègre naturellement :
Les erreurs à éviter
- Lister vingt technologies sans niveau ni contexte : un recruteur ne sait pas lesquelles tu maîtrises et lesquelles tu as seulement essayées.
- Décrire un stage par ses tâches (« participation au développement ») sans dire ce que tu as livré : nomme la fonctionnalité, la stack et un résultat chiffré.
- Mettre un lien GitHub vide ou illisible : épingle deux ou trois dépôts propres, avec un README qui explique le projet et comment le lancer.
- Dépasser une page : à ce stade, un CV d’une page est la norme, et un deuxième feuillet n’apporte presque rien.
Le conseil TechCV : Pour chaque stage ou projet, écris ce que toi, personnellement, as codé et livré : « 9 tickets livrés en production » parle davantage à un tech lead que « participation à une équipe de 6 développeurs ». Si tu ne sais pas ce que tu as réellement apporté, il te manque probablement une vraie contribution à citer en entretien.
Questions fréquentes
Que mettre sur un CV de développeur junior quand on n’a pas d’expérience professionnelle ?
Mets en avant tes stages, ton projet de fin d’études, tes projets personnels et tes contributions open source. Pour chacun, indique la stack, ce que tu as développé toi-même et un résultat concret, comme une fonctionnalité livrée ou un temps de réponse amélioré.
Faut-il mettre son GitHub sur le CV ?
Oui, si les dépôts visibles sont soignés. Épingle deux ou trois projets avec un README clair, un historique de commits lisible et, si possible, des tests. Un profil vide ou désordonné dessert plus qu’il n’aide.
Une certification cloud est-elle utile pour un premier poste ?
Elle peut aider si elle correspond à la stack de l’offre, car elle montre une démarche d’apprentissage autonome. Place-la en formation avec sa date, et ne la mets pas en avant si tu n’as jamais utilisé le cloud en pratique.
Comment présenter un parcours de bootcamp ?
Traite-le comme une formation : nom, dates, stack étudiée et projet final, avec ce que tu as construit et comment. Les recruteurs regardent surtout la qualité des projets et ta capacité à expliquer tes choix techniques en entretien.
Pour aller plus loin
- Décrocher son premier poste de développeur sans réseau
- Mettre son GitHub sur son CV : ce que le recruteur ouvre vraiment
- Ce que gagne un développeur junior en France, et pourquoi ça varie
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