Carrière dans la tech8 min23 octobre 2026

Quelle certification AWS, Azure ou GCP pour un premier poste cloud ?

Cloud Practitioner, Solutions Architect, AZ-900, AZ-104, Associate Cloud Engineer : quelle certification choisir selon le poste et les employeurs visés, et ce qu’elle ne remplace pas.

Par Équipe TechCV

Les trois grands fournisseurs de cloud public, Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud, proposent chacun une gamme de certifications, du niveau découverte au niveau expert. Pour un étudiant, un développeur qui veut se rapprocher de l’infrastructure ou un administrateur système en transition, la question revient toujours : laquelle passer en premier, et à quoi servira-t-elle vraiment sur un CV ? La réponse dépend moins de la difficulté de l’examen que du poste visé et du fournisseur utilisé par les employeurs que vous ciblez. Cet article compare les certifications d’entrée, propose une méthode de choix et rappelle ce qu’une certification ne remplace pas.

Ce qu’une certification cloud prouve à un recruteur

Une certification cloud atteste que vous avez réussi un examen surveillé sur un périmètre défini par le fournisseur. Pour un recruteur, elle a trois effets utiles, et une limite.

  • Elle passe le premier tri. Beaucoup d’offres citent une certification comme un plus, et les recherches par mot-clé dans les logiciels de recrutement la repèrent. Pour un profil junior, c’est parfois ce qui fait remonter une candidature.
  • Elle prouve une démarche. Préparer et réussir un examen en dehors de son cursus ou de son poste montre une capacité à apprendre seul, que les équipes apprécient.
  • Elle donne un vocabulaire commun. Un candidat certifié sait ce que sont un VPC, un rôle IAM, une zone de disponibilité ou un groupe de ressources. L’entretien peut aller plus loin plus vite.

La limite est simple : une certification ne prouve pas que vous avez fait tourner quelque chose en production. Un lead technique le sait, et il cherchera dans le reste du CV un projet, un stage ou une expérience où vous avez réellement déployé, supervisé ou dépanné une infrastructure. La certification ouvre la porte ; l’expérience fait la décision.

Les certifications d’entrée des trois fournisseurs

Chaque fournisseur organise son catalogue en niveaux. Pour un premier poste, deux niveaux comptent : le niveau fondamental, qui valide une culture générale du cloud, et le niveau associé, qui valide une compétence opérationnelle sur un rôle.

Amazon Web Services

  • AWS Certified Cloud Practitioner 🔗 : le niveau fondamental. Il couvre les services principaux, la sécurité, la facturation et le modèle de responsabilité partagée. Accessible sans expérience technique, il convient à un étudiant ou à un profil qui découvre le cloud.
  • AWS Certified Solutions Architect – Associate 🔗 : la certification associée la plus connue. Elle porte sur la conception d’architectures résilientes, performantes, sécurisées et économes. C’est souvent celle que les recruteurs repèrent en premier.
  • AWS Certified Developer – Associate : orientée développeurs (fonctions serverless, files de messages, bases de données managées, déploiement).

Les certifications AWS sont valables trois ans et se renouvellent en repassant l’examen ou en obtenant une certification de niveau supérieur.

Microsoft Azure

  • Azure Fundamentals 🔗 (examen AZ-900) : le niveau fondamental, équivalent du Cloud Practitioner.
  • Azure Administrator Associate 🔗 (examen AZ-104) : la certification associée de référence pour l’administration (identités, stockage, calcul, réseau, supervision).
  • Azure Developer Associate (examen AZ-204) : orientée développement d’applications sur Azure.

Les certifications Microsoft basées sur un rôle doivent être renouvelées tous les douze mois, par une évaluation en ligne gratuite sur Microsoft Learn. C’est un point à garder en tête : une certification Azure expirée se voit facilement dans le profil public du candidat.

Google Cloud

  • Cloud Digital Leader 🔗 : le niveau fondamental, centré sur les usages et les services de Google Cloud.
  • Associate Cloud Engineer 🔗 : la certification associée, qui valide la capacité à déployer des applications, superviser des opérations et gérer des solutions d’entreprise sur Google Cloud.

Google Cloud propose ensuite des certifications professionnelles par métier (architecte, data engineer, DevOps, sécurité, machine learning).

Les intitulés, les codes d’examen et les règles de renouvellement évoluent régulièrement : vérifiez toujours la page officielle de la certification avant de vous inscrire.

Choisir selon le poste et les employeurs visés

Le bon choix part de deux questions : quel poste visez-vous, et quel cloud utilisent les employeurs que vous ciblez ?

Le poste visé

  • Développeur backend ou full-stack : une certification de niveau développeur (AWS Developer, Azure Developer) ou l’architecte associé d’AWS, qui donne une vision d’ensemble utile pour concevoir une application.
  • Ingénieur cloud, DevOps ou SRE junior : le niveau associé orienté administration ou architecture (AWS Solutions Architect, Azure Administrator, Google Associate Cloud Engineer). Le niveau fondamental seul est un peu léger pour ces postes.
  • Data engineer : un niveau associé, puis une certification orientée données du fournisseur principal de l’employeur.
  • Profil non technique qui travaille avec des équipes cloud (chef de projet, avant-vente, achat) : le niveau fondamental suffit souvent.

Le fournisseur dominant chez vos employeurs cibles

Les trois fournisseurs sont présents en France, mais pas partout dans les mêmes proportions. Avant de choisir, regardez les offres d’emploi que vous visez réellement et relevez le cloud cité. Les startups et scale-up s’appuient souvent sur AWS ou Google Cloud ; les grandes entreprises déjà équipées en logiciels Microsoft utilisent fréquemment Azure ; certaines organisations publiques ou sensibles privilégient des hébergeurs européens. Une vingtaine d’offres lues avec attention vous donneront une indication bien plus fiable qu’un classement général.

Si vos cibles sont mélangées, commencez par le fournisseur qui revient le plus souvent dans les offres que vous avez relevées, puis complétez quand un employeur précis le justifie. Les concepts se transfèrent largement d’un fournisseur à l’autre.

Certification ou projet personnel : l’ordre des priorités

Pour un premier poste, la question n’est pas « certification ou projet », mais dans quel ordre. Une méthode raisonnable :

  1. Apprenez en construisant. Déployez une application simple sur le cloud visé : une API conteneurisée, une base de données managée, un stockage objet, un nom de domaine, un certificat. Utilisez les offres gratuites des fournisseurs et surveillez votre facture.
  2. Passez la certification associée une fois ce projet en place. L’examen sera plus facile, parce que les services ne seront plus abstraits, et vous pourrez parler des deux en entretien.
  3. Décrivez l’infrastructure en code. Reprenez votre projet avec Terraform ou un outil équivalent, ajoutez une chaîne d’intégration continue. C’est ce qui rapproche le plus un projet personnel d’une expérience professionnelle.

Un candidat qui présente une certification et un projet déployé sur le même cloud raconte une histoire cohérente. Un candidat qui empile trois certifications fondamentales sans projet donne l’impression de collectionner des badges.

Le modèle de CV d’ingénieur DevOps ou SRE montre comment des certifications passées en cours de carrière accompagnent une expérience concrète. Pour aller plus loin sur l’orchestration, notre article sur Kubernetes sur un CV explique comment formuler son niveau réel.

Faire figurer la certification sur le CV

Quelques règles de présentation :

  • placez-la dans la rubrique formation, ou dans une rubrique « Certifications » si vous en avez plusieurs, avec l’intitulé officiel complet et la date d’obtention ;
  • ajoutez une ligne de contenu : les domaines couverts, ou mieux, le projet sur lequel vous l’avez appliquée ;
  • retirez les certifications expirées ou indiquez qu’elles sont en cours de renouvellement ;
  • ne citez pas une certification en préparation comme acquise. « En préparation, examen prévu en décembre » est acceptable si c’est vrai, et peut même ouvrir une discussion ;
  • gardez la cohérence : si vous affichez une certification AWS, au moins une expérience ou un projet doit utiliser AWS.

Le modèle de CV de développeur junior présente une certification de niveau fondamental avec une ligne de contenu, à la suite du diplôme. Notre article sur le premier emploi de développeur explique comment l’utiliser dans une recherche plus large.

Une certification se lit d’autant mieux qu’elle est bien placée. L’éditeur de TechCV range formation et certifications dans des rubriques standards, que les logiciels de recrutement reconnaissent, et vous laisse déplacer une ligne d’un clic selon l’offre. Vous pouvez ajouter votre certification à votre CV dès que vous l’avez obtenue.

Questions fréquentes

Faut-il commencer par le niveau fondamental ?

Ce n’est pas obligatoire. Les fournisseurs n’imposent pas de prérequis pour les niveaux associés. Si vous avez déjà des bases techniques, passer directement au niveau associé est souvent plus utile pour un premier poste technique. Le niveau fondamental reste pertinent si vous découvrez le cloud ou visez un poste non technique.

Une certification remplace-t-elle un diplôme ?

Non. Elle complète un diplôme ou une expérience en prouvant une compétence précise et récente. Pour un profil en reconversion, elle aide à structurer l’apprentissage et à passer le premier tri, mais les recruteurs regardent aussi la formation et les projets.

Combien de temps faut-il pour préparer une certification associée ?

Cela varie beaucoup selon votre expérience. Un développeur qui utilise déjà le cloud au quotidien peut s’y préparer en quelques semaines ; un débutant aura besoin de plusieurs mois, surtout s’il construit un projet en parallèle, ce qui est recommandé.

Mon employeur peut-il financer la certification ?

Beaucoup d’employeurs prennent en charge l’examen et le temps de préparation, surtout dans les ESN et les entreprises partenaires d’un fournisseur cloud. Posez la question en entretien : c’est aussi une indication sur la politique de formation de l’équipe.

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